Interview avec Esthy, Photographe Française de BJDs (French Version) (2/3)

Dans la seconde partie de notre interview avec Esthy, Esthy nous parle de photoshop, des superbes costumes de ses BJDs, et de l’influence de Tim Burton sur ses créations.

BJDmagazine: Vous avez écrit ” quand je ne peux pas dormir, je joue avec photoshop. ” Quelle est la place de photoshop dans processus créatif? Avez-vous des recommandations pour nos lecteurs?

Esthy: Photoshop est devenu pour moi un outil indispensable. J’utilise beaucoup de calques qui sont soit des photos personnelles soit des textures données gratuitement par les internautes. Ces calques me servent à donner une dimension à mes photos, du volume. J‘aime par-dessus tout leur donner un aspect vieillit ou de peinture. Ils peuvent être plus ou moins lourds et je les retravaille très souvent. Puis je joue sur les contrastes, les couleurs et l’éclairage de la photo. J’aime aussi beaucoup utiliser des outil comme le « doigt » ou  la duplication qui aident à parfaire mon image.
Photoshop a changé ma façon de voir la photo, du moment où je l’ai eu je n’ai cessé de découvrir de nouvelles possibilités. Je ne regarde jamais les tutoriaux, je tâtonnes et cherche par moi-même afin d’obtenir le résultat qui mettra le plus en valeur la poupée. Je n’ai jamais d’idée préconçue sur ce que je vais faire de la photo.

Esthy Little Bo Peep

BJDmagazine: Avez-vous des photos préférées, lesquelles, et pourquoi?

Esthy: Il y en a certaines qui dégagent plus d’intensité que d’autres pour moi, qui montre tout à fait ce qu’est la poupée à mes yeux. J’ai beaucoup de favorites mais ils y en a certaines qui se détachent nettement du lot, comme les photos de Poudre, ou celles d’Euphemia et Ophelia, mes Belosses de chez DIM, qui dégagent un sentiment très doux. En fait, je crois que plus qu’une photo favorites j’ai des poupées qui m‘inspirent plus que d’autres.

BJDmagazine: Vous êtes une photographe autodidacte. Quelle a été pour vous la chose la plus difficile à maîtriser?

Esthy: Avec les appareils potos automatiques c’est facile de faire une jolie photo toute simple. Le plus dur a été pour moi d’apprivoiser un bridge puis ensuite le reflex numérique et enfin d’apprendre à utiliser Photoshop, même si c’est à ma manière qui est sûrement très loin de la façon « académique » de faire mais j’ai toujours trouvé plus amusant de faire mes propres découvertes.

BJDmagazine:  En tant qu’artiste, quel est le but de vos photos?

Esthy: Je n’y avais jamais vraiment réfléchis. Je crois qu’au-delà de l’aspect esthétique et de la beauté de la poupée je veux faire entrer ceux qui regardent mes photos dans un univers différent, dans mon monde. Je suis heureuse quand les gens arrivent à décrypter une photo et y voient exactement ce que moi j’y vois, mais toutes les interprétations sont intéressantes et souvent me montrent des facettes que je n’aurais pas soupçonnées.

Esthy Little ghosts in laces

BJDmagazine: Vos BJDs ont des costumes magnifiques. Les faites-vous vous-même? Ou avez-vous des sources préférées?

Esthy: Malheureusement je suis une piètre couturière, ce n’est pas faute d’avoir essayé mais je crois que la couture n’est vraiment pas pour moi alors je laisse ça à celles et ceux qui ont du talent dans ce domaine et il y en a qui ont de vrais doigts de fée! J’ai toutes sortes de tenues mais toujours dans un style ancien. Pour les BJD de taille 26 centimètres et Lati yellow j’adore la marque Rosenlied qui vend des petits vêtements faits par plusieurs couturières de talent. J’aime aussi certaines tenues de la maison japonaise Volks et de Musedoll. Ensuite il y a les couturières comme Silent Dolls (Princesse Lola), La Pierlé, Arcadia, Candy House,  Edhelwen et sa marque « Affreusement mignon », Shazdolls et bien d’autres  que j’affectionne beaucoup et qui font un travail particulièrement beau, original et soigné! Puis en dernier lieu je chine, j’ai des vêtements de poupées anciennes qui peuvent convenir à certaines BJD.

BJDmagazine:  Vos BJDs ont des wig formidables. Avez-vous des recommandations pour nos lecteurs sur les wigs, et comment les styliser? Faites-vous les wigs vous-même, ou avez-vous des sources préférées?

Esthy: Je ne fais pas les wigs de mes poupées moi-même cependant j’adore les modifier à ma convenance. Mes wigs favorites viennent de chez Leeke World autant celles en mohair que celles en fibre synthétiques, elles sont d’excellente qualité et sont souvent stylisées de façon très originale.
J’adore coudre des fleurs en tissus ou papier, des rubans et des perles ou des petits bijoux dans les perruques de mes poupées, souvent je les recoupe car j’aime beaucoup quand mes BJD ont le front bien dégagé.

Esthy Naughty pixie!

BJDmagazine: Comment développez-vous un personnage pour chaque poupée? Est-ce clair dès le début,ou cette création prend-elle des détours?

Esthy: Il est assez rare que je sache exactement ce que je souhaite faire d’une nouvelle BJD avant de commencer son maquillage. Je vois le potentiel du moule ce qui fait que je l’achète puis le personnage n’arrive qu’après le maquillage, la perruque, les yeux et les vêtements. A ce moment là seulement elle se révèle à moi et je lui donne son nom.
Parfois il m’arrive de faire des simulations à  partir d’une photo du moule nu grâce à photoshop ce qui me donne des idées sur ce que je pourrais aimer. Mais ce n’est jamais très concluant et la plupart du temps je change d’idée durant le maquillage. Le choix des vêtements ne viens qu’à la fin pour parfaire le personnage. Lorsqu’elle est complète il est rare par la suite que je change son style, je pourrais remplacer sa perruque ou refaire son maquillage mais l’ensemble devra toujours dégager la même chose ou alors la BJD changera de nom et donc de personnalité.

BJDmagazine: L’esprit de vos collections est très “ Tim Burton“, ou très “Entretien avec un Vampire“. Les voyez-vous comme telles? Y-a-t’il d’autres dimensions?

Esthy:Je suis une fan de Tim Burton depuis mes neuf ans lorsque j’ai vu pour la première fois le film « Beetlejuice », il y avait là quelque chose qui m’a profondément touché. Une esthétique, un humour, une vision de la vie et de la mort qui m’a tout de suite fasciné. Blackberry, ma Volks Suiseiseki est une sorte d’hommage à Tim Burton, elle reprend des détails de certains de mes films favoris.
« Entretien avec un vampire » ou « Dracula » de Coppola sont des films qui ont éveillé et aiguisé mon sens esthétique.  J’aime les films et la littérature fantastique, des univers peuplés d’êtres extraordinaires, de monstres et de fées.
J’aime aussi les films en costumes d’époque. L’esthétique et la mode de l’époque victorienne, des années folles et des années 50 sont celles qui m’inspirent le plus!

Esthy Colors

Joignez-vous  à nous Samedi, 9 heures du matin, heure de Boston,  pour la troisième et dernière partie de notre interview avec Esthy.

Vous trouverez  Esthy sur:

Blog: http://esthyswonderland.blogspot.com/

Flickr: http://www.flickr.com/photos/esthy_et_lulla/

Etsy: http://www.etsy.com/shop/EsthyLulla

Nous remercions Alexandra Dlugy-Hegwer pour sa belle traduction.
Please help us by linking, tweeting, and sharing this article with your friends.
~BJDmagazine

You might also like these related articles:

  1. Interview avec Esthy, Photographe Française de BJDs (French Version)(1/3)
  2. Interview with Esthy, a French BJD Photographer (Part 1)
  3. LillyCat CeriseDolls: L’Art de Créer des BJDs, 2ème Partie
  4. Lillycat CeriseDolls: The Art of Making BJDs, Part 1 (English Version)
  5. Lillycat CeriseDolls: The Art of Making BJDs, Part 2 (English Version)

About BJDmagazine

BJDmagazine is a free online magazine for the ball-jointed doll community. We feature DIYs articles and how-to's, interviews with prominent BJD artists, BJD photography, and product/doll company news.